Quand le porno rencontre la réalité virtuelle !

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Quand le porno rencontre la réalité virtuelle !

Alors que la réalité virtuelle et la réalité augmentée s’apprêtent à débarquer dans notre vie, certaines industries ont déjà pris de l’avance afin d’exploiter au maximum ces technologies. Si le jeu vidéo en est la plus connue, la pornographie est de loin en tête de course.

Virtual reality is for porn

Présente dès les prémices de notre littérature, la pornographie est aujourd’hui ancrée dans nos mœurs, encore plus depuis Internet, dont près d’un tiers des connexions dans le monde le sont vers des sites pornographiques. Pornographie qui occupe entre 37 et 41% des pages web, selon les sources. A votre avis, pour quels besoins la fenêtre de navigation privée a été inventée ? Aujourd’hui, le porno est devenu une industrie énorme, avec des festivals, ses stars, ses films références, et ses spécialistes, les pornologues.

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Alors lorsque la réalité virtuelle via l’Oculus Rift et ses concurrents est arrivée, inutile de dire que l’industrie du porno s’est jetée sur l’occasion. Toujours en première ligne des avancées technologiques (les sites pornos avec like, commentaire et partage de vidéo existaient bien avant youtube et facebook), l’industrie du porno s’est donc emparée de la réalité virtuelle pour créer la pornographie virtuelle. Pour le meilleur…

Il faut dire que les casques comme Oculus Rift exploitaient déjà un aspect très populaire de la pornographie: le Porno FOV (pour Field Of View, ou POV pour Point Of View). Des vidéos pornos dont le point de vue est celui d’un des protagonistes, généralement l’homme, permettant au spectateur (ou spectatrice) de tout voir du point de vue du protagoniste.

Vous voyez le genre. Alors, imaginez avec un casque de réalité virtuelle pour tout voir de vos propres yeux ! Malheureusement, il est difficile de transcrire via un screenshot ce que donne un porno en FOV/POV. La vidéo diffuse deux images cotée à côté, chacune destinée à un oeil, les deux images se superposent, et une impression de profondeur se crée. Honnêtement, on s’y croirait. L’immersion est bien plus renforcée que dans un jeu vidéo, puisqu’il s’agit d’une vidéo de notre monde réel, donc toujours 1000 fois plus réaliste que des pointures comme Ryse ou Crysis 3. Ce genre de porno s’appelle le porno VR (virtual reality).

 

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Ceci dit, il faut reconnaître que l’intérêt n’est pour l’instant que visuel, puisqu’il n’y a aucune interaction possible. Pire, comme l’angle de vue est de 180 degrés, tourner la tête finit par nous faire rencontrer de belles bandes noires. De plus, l’angle de vue étant quasiment fixe du début à la fin, les vidéos sont de ce fait assez limitées et on tourne vite en rond. L’absence d’interaction crée aussi un décalage assez embêtant. En clair, le but est de nous faire croire qu’on est acteur, sans la moindre possibilité de faire durer l’illusion plus de quelques minutes. Mais bon, on ne boude notre plaisir, les vidéos étant d’excellente qualité et parfois même en 60 fps. On sera aussi au regret de constater que l’écrasante majorité des vidéos sont à partir du point de vue d’un homme avec une femme. Mesdames n’auront donc pas énormément de choix, sauf si elles sont lesbiennes, idem pour le public gay. Si les trailers sont accessibles gratuitement, il faudra passer à la caisse pour visionner ces films, via un abonnement de 7 euros par mois.

Il faut aussi prendre en compte les difficultés de production. On ne tourne pas un porno VR de la même manière qu’un film classique. Linda Wells, la directrice de communication chez VirtualRealPorn, qui conçoit ces films, l’affirme. « Les règles traditionnelles de films pour adulte ne s’appliquent pas pour le porno en réalité virtuelle. » Sans compter  les problèmes d’équipement.« Il n’y a pas encore d’équipement sur le marché fait pour filmer facilement en VR avec qualité. Du coup, nous devons créer nous même les caméras et programmes associés. » VirtualRealPorn a ainsi dû créer son propre software pour la postproduction

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Un principe amélioré

On pourrait naïvement croire que l’industrie du porno se contenterait de porter ses vidéos POV/FOV pour l’Oculus. Que nenni ! C’est oublier sa volonté de faire sans cesse plaisir à ses clients. Et dans le cadre de l’innovation dans le virtuel et le porno, le Japon est de très loin le numéro 1. Glauque, mais… surprenant, le jeu Custom Maid 3d. Le principe est très simple: vous customisez votre maid (une soubrette avec l’uniforme sexy qui va avec) dont l’âge est vaguement adolescent, et ensuite, vous couchez avec, pour être poli. Le jeu supporte l’Oculus (depuis Jun), mais utilise aussi un… penis controller.

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Bardé de capteurs, ce joujou permet au personnage principal d’effectuer les mêmes gestes que le porteur de ce penis controller, faisant même distinction entre masturbations et pénétration. Comble du génie, le controller possède deux boutons faisant office de clic droit et de clic gauche, ce qui permet au joueur de jouer tout en gardant la main sur son pénis !Ils ont vraiment pensé à tout. On trouve aussi des trackers installés sur une webcam, qui détectent la position et l’orientation du joueur, permettant aux personnages féminins de regarder dans sa direction, pour encore plus d’immersion !

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Mais l’innovation nippone ne s’arrête pas là, puisqu’on retrouve toute une série d’appareils.

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Fabriqués par la société SOM et développés pour Crossday, un visual-novel érotique sorti en 2010, ces objets peuvent être banchés à l’ordinateur via une clé usb. Le jeu lancé, ils adoptent un rythme correspondant à celui des scènes de sexe du jeu, pour plus d’immersion. Lors d’une utilisation en dehors du jeu, leur vitesse est paramétrable. Le constructeur affirme qu’ils ont été construits dans des matériaux spécialement étudiés pour, dont le septon.

Ces jouets sexuels sont appelés les teledildonics. Un autre exemple plus récent (et encore plus glauque) de leur utilisation estcelle-ci

Enfin, l’intérêt de la VR et des teledildonic est aussi d’assouvir les fantasmes des joueurs; puisque certaines vidéos mettent en scène des personnes telles qu’Emma Watson (ou plutôt, Hermione Granger dans Harry Potter) ou Elizabeth de Bioshock Infinite.

Le problème du réalisme

Si les teledildonics apportent de l’interaction, aussi limitée et mécanique soit-elle, ils se heurtent à deux problèmes: tout d’abord, la qualité des graphismes, des polygones de gamines prépubères n’étant pas forcément aussi excitants qu’une Sasha Grey ou une Tori Black au top de leur forme. Enfin, ils sont aussi victimes de latence, parfois de plus d’une seconde, ce qui casse complètement le trip, et rend le tout plus désagréable qu’autre chose. Sans compter les animations. Même s’il existe des studios de porn 3d classique qui font des vidéos assommantes de qualité, dépassant en qualité graphique des mastodontes comme Final Fantasy Advent Children. Ils restent néanmoins l’exception, et ne dévellopent pas sur un support VR.

Source : Occulis

2017-07-03T11:24:02+00:00